Nous travaillons de façon très proche avec nos partenaires africains du Cameroun, du Mali, du Sénégal, ...etc.
C'est avec eux que nous pouvons trouver pour vous les meilleurs articles d'art primitif africain.
Venus de villages de brousse, tous les articles que nous vous proposons dans notre sélection d'art africain sont d'authentiques pièces uniques : articles anciens ou plus récents, ils portent en eux l'âme de leur sculpteur qui travaille à la main comme le faisait ses ancêtres autrefois.
Pour apprendre en apprécier la saveur, voici quelques notes qui vous permettront d'appréhender les rites et coutumes ainsi que le monde mysterieux et fascinant de l'afrique...
Les Moose ou Mossi sont les habitants d’une région du Burkina Faso appelée Moogo, qui a une superficie de 63 500 kilomètres carrés et correspond au bassin de la volta blanche. Au nombre approximatif de 4 700 000 , les Mossi représentent environ la moitié de la population burkinabé; on estime qu’il y en a un demi-million à l’extérieur du Burkina Faso, principalement en Côté d’ivoire et au Ghana.
Les masques de la région Mossi représentent généralement des animaux, des êtres fantastiques ou des ancêtres importants.
Toutes ces entités sont issues des histoires fondatrices de chaque clan.
Les masques qui font partie des rites et cultes animistes jouent un rôle important dans la vie du groupe. Ainsi, chaque chef de clan tengabisi possède un masque à l'effigie de son totem. Il le garde chez lui ou dans la case réservée au culte des ancêtres où il sert d'autel, recevant prieres et sacrifices. Il peut être consulté par des personnes étrangères au clan s'il est réputé pour son efficacité dans un domaine particulier.
Les masques apparaissent aux funérailles des membres les plus importants de la communauté. Ils offrent conseils et protection à tous les membres d'un même clan. Ils sont aussi les gardiens des récoltes. Alors que les masques les plus anciens ne participent pas aux manifestations profanes, les masques sacrés mais moins importants, participent à la plupart des cérémonies et partent souvent dans des villages éloignés pour danser.
Les Bamilékés sont issus de plusieurs migrations en provenance du nord et dont l'origine remonte à l'Égypte Ancienne.
Ils sont particulièrement impliqués dans la vie économique du Cameroun et ont émigré en masse vers les deux grandes villes camerounaises Douala et Yaoundé.
Foumban est une ville du Cameroun, située à 70 km au nord-est de Bafoussam. C'est le chef-lieu du département du Noun. Considérée par les camerounais comme la Cité des Arts, Foumban est la capitale du Royaume Bamoun.
Le Musée de Foumban, raconte l'histoire d'un des plus anciens royaumes de l'Afrique noire, au travers de plus de trois mille objets d'arts et pièces historiques de la culture Bamoun, dont certains vieux de plus de six cent ans.
Autour du Musée, les artisans fabriquent et vendent une grande variété de pièces d'art qui va de l'imitation d'objets historiques à des créations modernes.
Situés dans la zone frontière entre le Cameroun et le Gabon, les Bulu font partie de l'ensemble Fang.
Comme les Fang du Sud Cameroun célèbres pour leurs grands masques blancs, les Bulu ont aussi pratiqué le rituel Ngil pour lutter contre la sorcellerie et les empoisonnements.
On retrouve l'ethnie Fang au Sud/Ouest du Cameroun, en Guinée Equatoriale et au Nord/Ouest du Gabon.
La sculpture fang a été très tôt appréciée et reconnue en Europe par l'esthétisme dégagé et leur pouvoir de fascination.
L'observation attentive des masques et des statues permet de concevoir le souci du sculpteur de dépasser la fonction utilitaire des objets en leur donnant une signification et une remarquable qualité esthétique :
La notion du beau est une notion familière aux Fang.
Les masques, chez les TSOGHO et les GALOA, sont utilisés pour les funérailles des chefs ou pour la naissance de jumeaux c'est-à-dire très rarement. L'artisanat TSOGO et Galoa est rare et a très souvent été confondu avec l'artisanat Fang. Le pouvoir que renferme le masque permettait à son propriétaire de réguler la vie sociale des villageois.
Les Ligbi et les Djimini sont des artisans et commerçants de religion musulmane, vivant au nord de la côte d'Ivoire. Ils ont une institution qui s'appelle le Do ou le Lo dont la partie visible des cérémonies se fait sous la forme d'une danse très colorée. Si nombre de sorties de masques sont liées aux enterrements, il existe également des masques bien spécifiques, janiforme et polychromes, utilisés chez les Djimini pour la naissance de jumeaux.
Les Masques Kwele en forme de cœur incarnent les génies bienveillants de la forêt et sont utilisés pour éloigner les sorciers, pour les levées de deuil ou lors des fêtes initiatiques pour activer les forces bénéfiques de l'au-delà.
Les Punu vivent essentiellement au Gabon.
Ils sont réputés pour la mystérieuse beauté de leurs masques avec leur face blanche peinte au kaolin et l'extrême finesse de leur trait. Leurs masques présentent leur idéal de la beauté féminine.
Ils expriment la sérénité des anciens qui les protègent et les conseillent depuis le royaume des morts.
Ils sont utilisés par les danseurs au cours des rites funéraires.
Les masques noirs, eux, ont une fonction judiciaire.
À l'origine, les Bagas habitaient les massifs montagneux du Fouta Djallon, région de la Moyenne Guinée, avant d'en être refoulés vers le sud et le littoral vers le XVIIe siècle par les vagues successives de Peuls. Cette migration massive de Peuls, originaires pour leur majorité du Macina, vers le Fuuta Jalon, est une des causes de la parenté de toutes ces nombreuses ethnies qui bordent le Golfe de Guinée, de la Casamance (dans le Fouladougou Harbala est une montagne qui s'appelle 'Bagakourou', c'est à dire Mont Baga) à la Sierra Léone.
Anciens possesseurs des bastions du Fouta actuel, ils étaient les intermédiaires obligés entre les peuples de la forêt ou du Soudan et ceux des Rivières ou de la Sénégambie.
Lorsque, au Moyen Âge, les navigateurs européens apparurent, ils descendirent par petits groupes vers le littoral, vendant leur ivoire aux étrangers. Ils étaient en effet, et sont encore, grands chasseurs et pêcheurs. Excellents arboriculteurs, les Bagas sont de grands cultivateurs de riz. Ils étaient également potiers et forgerons, avant que l'influence des Mandingues ne leur ait fait considérer ce dernier métier comme déshonorant.
Lors de la cérémonie, le porteur danse au rythme d'une quarantaine de tambours Le porteur est enveloppé de raphia et de tissu noir Le masque baga nimba représente un esprit assurant croissance, fertilité et fécondité. Il protège les femmes enceinte, lutte contre la stérilité, assiste aux mariages. Mais il est aussi cruciaux pour le cycle agraire, et guide les défunts vers le monde des ancêtres.
Les Mendés forment une ethnie vivant en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée-Cornaky. Ils sont approximativement 700 000.
Le peuple mendé s'est fixé dans son habitat actuel à la fin du XVIIIe Siecle, à cheval sur le nord-ouest du libéria et sur le sud-ouest de la Sierra Leonne, après s'être longtemps opposé à l'hégémonie des royaumes côtiers dirigés par les actuels peuples Bag et Landuman.
Situé en zone tropicale humide, le territoire des Mendés, couvert de forêts secondaires, de prairies et de savanes arborées est traversé de nombreuses rivières.
La culture mendée est connue pour ses magnifiques masques d'initiation et plus particulièrement ceux de la société d'initiation sande, les sowei, grands heaumes représentant une tête de femme au large front bombé. Fait relativement rare en Afrique, ces masques sont fabriqués par des hommes et portés par des femmes.
La majorité des Makondé vit en Tanzanie, l'autre partie vit au Mozambique. À la différence de leurs voisins, Yao et Makua, ils sont restés à l'écart des circuits commerciaux contrôlés par les Arabes et n'ont pas été islamisés.
La descendance se pratique en ligne féminine. La plupart des Makondé sont animistes. Ils ont coutume de limer leurs dents et de scarifier leur visage. Les femmes portent encore des labrets.
Traditionnellement, la sculpture Makonde était liée au culte des ancêtres. Mis à part les articles ménagers (cuillères, ustensiles de cuisines, pipes, meubles qui étaient décorés), les Makondes produisaient des masques utilisés dans les rites d’initiation.
Aujourd’hui, la culture Makonde s’étend le long de la rivière Rovuma, à la frontière entre la Tanzanie et le Mozambique. De nombreux Makonde se réfugièrent en Tanzanie, lors de la guerre coloniale, et s’engagèrent dans la guerre de libération. Aujourd’hui, ce peuple est internationalement connu pour sa sculpture. De manière caractéristique, il développèrent délibérément un style moderne, très contemporain, éloigné des formes classiques de la sculpture makonde, et pourtant thématisant des aspects culturels de l’Afrique traditionnelle.
Les Igbos (ou Ibos) sont l'une des trois grandes ethnies du Nigeria dont ils constituent environ dix-huit pour cent de la population. Ils se situent principalement dans la partie sud-est du pays (limitée par la Bénoué au nord et le fleuve Niger à l'ouest), mais constituent aussi une part importante de la population des deux principales villes du pays : Lagos à l'ouest et Kano au nord. Leurs langues sont l'igbo et ses différents dialectes.
Igbo art est un organisme des arts visuels provenant de la population de l'Igbo. Igbo art est généralement connu pour divers types de mascarade, des masques et des costumes symbolisant les personnes ou les animaux résumé des conceptions.
Igbo art est également connu pour ses moulages en bronze trouvés dans la ville de Igbo Ukwu du 9ème siècle. Il est presque impossible de décrire un style art Igbo que les Igbo sont un groupe très fragmenté.
Même si aujourd'hui de nombreux Igbo sont chrétiens, l'ancestrale religion Igbo est connue sous le nom de Odinani. Dans la mythologie Igbo, le Dieu suprême est appelé Chukwu ('grand esprit'); Chukwu a créé le monde et tout ce qu'il contient et est associé à toutes les choses sur Terre. Chukwu est aussi un dieu solaire. Pour les anciens Igbos, le cosmos était divisé en quatre ensembles complexes :
Bien que la majorité des Igbos soient chrétiens, la culture Igbo est toujours d'actualité et confirmé par toutes les confessions dans l'Igboland. Un exemple de celle-ci est l'Osu, le système des castes.
La traite négrière transatlantique qui a eu lieu entre le 16ème et le 19ème siècle affecté lourdement les Igbo. La baie de Biafra (également connu sous le nom de la baie de Bonny) a été la région où la plupart des Igbo ont été pris. Les esclaves sont généralement volés à partir de la rive ou ont été vendus par d'autres Africains à des marchands d'esclaves européens à prendre pour les Amériques et l'Europe.
Voici l'exemple type du masque Mama :
Masque cimier anthropomorphe stylisé représentant une tête de femme avec des cornes de buffle.
On retrouve egalement ces même caractéristiques sur la statue mama... (cf photo)
Symboliquement, les cornes se rejoignent formant ainsi un cercle, et marquant l'accomplissement d'un cycle renouvelé.
Les cornes sont symbole de fertilité dans l'ethnie Mama, celle-ci peut être associée indifféremment à la fertilité de la terre ou celle des femmes et épouses. Ce type de statuaire est généralement employée par une groupe d'hommes, au sein du village Mama, qui ont comme charge sociale, le développement du village ou de la production agricole de celui-ci.
Ce sont donc les gardiens de la prospérité du village.
L'Ethnie Bakota (également appelé 'Kota') forme un peuple d'afrique centrale surtout représenté au Gabon et en Republique du Congo. Comme dans nombre de tribus africaines l'art est très présent dans l'ethnie Kota. On retrouve principalement des masques et des reliquaires qui lui sont propre. On remarque l'apartenance à la tribu kota grace au visage stylisé. Toujours de forme ovale, un nez en arrête et souvent recouvert de lamelle de métal (laiton et cuivre).
La louche (ou la cuillere) en bois est très fréquement retrouvée dans les tribus africaine. Toujours propre à l'ethnie dans sa fabrication, elle aura pourtant le même rôle dans toute l'afrique : la célébration de la femme.
Les repas se mangeant souvent avec les doigts, la louche n'aura pas vraiment d'utilité quotidienne.
Elle sera remise en récompense à une femme du village (la meilleure cuisiniere ou la meilleure hôte par exemple). Elle est l’insigne de l’autorité acquise par la femme à laquelle elle a été décernée en reconnaissance de ses qualités de cuisinière et d’organisatrice de banquets. Ces cuillères sont, telles des trophées, tellement convoitées qu'elles créent une véritable compétition.
C'est à la femme qui aura remporté l'objet que le chef du village va demander d'organiser les repas de cérémonies, aux participants souvent très nombreux. La cuillère sera donc l'insigne de son mérite et matérialise la reconnaissance des villageois. Elle va s'en servir pour distribuer le riz et la viande, allant parfois la brandir dans la 'danse de la femme hospitalière'.
A l’instar de leurs voisins fang, les Kota pratiquaient un culte qui se caractérisait par la conservation de reliques des ancêtres des lignées importantes dans des paniers surmontés de sculptures bien spécifiques jouant en quelque sorte le rôle de gardiens des reliques. En la présence exclusive d’initiés, les grandes décisions du clan, du lignage, étaient prises au cours de cérémonies où les reliquaires étaient sortis. Selon les endroits, on les appelait bwété, mbulu-ngulu ou bien mboy (chez les Obamba). Par ce rituel. les ancêtres participaient toujours à l’existence des vivants.
Chez les Kota, ces figures ont atteint un degré de stylisation et d’abstraction étonnant.
De plus, elles présentent une particularité que l’on ne retrouve que de façon bien moins ostensible dans le reste de l’art d’Afrique noire: le cuivre et le laiton, sous forme de placages, entrent systématiquement et largement dans la composition de tous ces objets. Cela contribua à ce qu’ils soient recherchés par les amateurs d’art africain. En mettant un peu à part les mbumba-bwiti masango qui se distinguent très nettement des autres par la réduction de la taille du visage et l’allongement relatif du cou, les figures de reliquaire kota se caractérisent par un visage extrêmement stylisé souvent traité à plat. Le traitement en relief des figures (en ronde bosse ou semi-ronde bosse) ne se manifeste que dans quelques sous-groupes stylistiques ne représentant qu’environ un tiers du total de ces objets de culte et semblant plus tardifs.
La face est toujours prolongée vers le bas par une sorte de manche s’ornant d’une structure en forme de losange orienté dans le même plan que le visage pour l’ensemble des figures; uniquement chez les Mahongwé, cette structure a plutôt la forme d’un ovale s’inscrivant dans le plan perpendiculaire à celui de la face. Ce manche était normalement assujetti aux reliques.
Extrait de « Réflexions sur 1'art funéraire Kota » - Arts d'Afrique Noire n°122 -G.DELORME
Chez les Pende centraux, la danse du Mbangu évoquait l'épileptique et servait d'une certaine façon aux individus à reconsidérer leur attitude face à leurs propres malheurs mais aussi face à la maladie d'autrui.
Les mbuya ou masques de village, des types humains tels que le chef, le devin, l'épileptique à la bouche tordue, le fou ou l'homme en transe, la veuve, l'amoureux ou le bourreau. Au total, une vingtaine de caractères et sept masques de pouvoir apparaissent successivement dans les cérémonies comme la fête de la plantation du millet, la mukanda ou rituel de circoncision et d'initiation, l'intronisation d'un chef.
La chanson du porteur du masque était :
Ne te moque pas de ton voisin
Ne ris pas de ton frère
Les sorciers l'ont ensorcelé
(source : Z.S Strother Inventing Masks)
Chassé par les sorciers; il l'était mais il semble qu'il fut aussi chasseur. Par sa danse, il évoquait son désir de poursuivre ces sorciers et de nuire à ceux qui lui avaient causé du mal...
Combat contre la maladie, opposition des couleurs blanches et noires dans cette face déformée.
Les Songye peuplent une région de savane boisée traversée du Nord au Sud par les grandes rivières que sont le Lomani et le Sankuru, région située vers le centre de la République démocratique du Congo.(Voir carte du billet Les Arts du Bassin du Congo).
Ils sont voisins des Luba installés plus au Sud et à l'Est (cf carte des Luba).
C’est une société patrilinéaire comptant environ 200 000 individus; des agriculteurs pour la plupart.
Leur implantation territoriale a été mouvementée et l'entité culturelle Songye ne s'est véritablement regroupée qu'au début du XXème siècle.
Il n'y a pas eu de missions ethnologiques ces dernières années puisque la région est très troublée de par les invasions rwandaises. Très proches géographiquement des Hemba, les Songye ont produit une statuaire qui présente de nombreuses similitudes avec la sculpture de cette ethnie.
Pour les collectionneurs occidentaux, les Songye sont surtout réputés pour les statues «fétiches» très particulières et impressionnantes qu'ils possèdaient en grand nombre afin de chasser les forces hostiles.
Très proches géographiquement des Hemba, les Songye ont produit une statuaire qui présente de nombreuses similitudes avec la sculpture de cette ethnie.
Pour les collectionneurs occidentaux, les Songye sont surtout réputés pour les statues «fétiches» très particulières et impressionnantes qu'ils possédaient en grand nombre afin de chasser les forces hostiles.
Trop longtemps considéré comme l'art réservé aux galeries et aux musées, l'art africain commence depuis quelques année à entrer chez les particulier.
Ne pas rester à un style unique : voilà l'essentiel .
De plus en plus de particuliers commencent à comprendre qu' art contemporain et art africain peuvent se rencontrer, se mélanger, se confondre jusqu'à une osmose parfaite ou l'attrait de l'un fera ressortir le caractère de l'autre .
Le mélange peut être parfait à condition de rester mesuré.